Ce que le recruteur regarde vraiment quand tu as peu d'expérience
Tu as 19 ans, un bac, peut-être un job d'été et deux projets faits chez toi. En face, quelqu'un qui a lu trente CV qui ressemblent au tien. La question que tu te poses : qu'est-ce qui peut faire la différence, puisque ce n'est pas ton expérience ?

Motivation et savoir-être avant la technique
Les enquêtes auprès des employeurs donnent la même réponse depuis des années.
En 2018, France Travail (alors Pôle emploi) a interrogé des employeurs sur ce qu'ils attendent d'un candidat. 60 % d'entre eux placent les compétences comportementales avant les compétences techniques. Les cinq qu'ils citent en premier : la capacité à s'organiser, à s'adapter, l'autonomie, la fiabilité et le travail en équipe. Aucune ne demande de l'expérience. Toutes peuvent se démontrer avec un projet de cours, un job étudiant ou un engagement associatif.
L'étude de l'Apec de mars 2025 sur les alternants à bac +3 et plus confirme ce point du côté des entreprises : en entretien, elles jaugent d'abord l'attitude du candidat, sa curiosité pour le poste et son expression orale. La technique vient après. Elles savent que tu es là pour apprendre.
Ce que ça change pour toi : tu n'as pas à faire semblant d'avoir un parcours que tu n'as pas. Tu dois montrer comment tu travailles. Un recruteur qui te demande « parle-moi d'un moment où tu as dû t'organiser » ne cherche pas une ligne de CV. Il cherche une situation précise, ce que tu as fait et ce qui en est sorti. On y revient plus bas avec la méthode STAR.
Entretien d'admission et entretien d'alternance : deux exercices, deux préparations
Beaucoup de candidats préparent les deux de la même façon. Erreur fréquente : ce ne sont pas les mêmes questions ni les mêmes attentes.
À l'admission dans une école, l'entretien porte sur ton projet et ta motivation pour la filière. Pourquoi la cybersécurité plutôt que le développement ? Qu'est-ce que tu as déjà essayé par toi-même ? Où tu te vois dans deux ans ? On cherche à savoir si tu sais pourquoi tu es là et si tu tiendras la distance.
En entretien d'alternance, l'entreprise a un besoin concret et une personne à former. Elle regarde ton comportement, ta façon de poser des questions, ta capacité à apprendre vite et à t'intégrer dans une équipe. Ta motivation pour la filière compte moins que ta motivation pour ce poste, dans cette entreprise.
Concrètement, prépare deux versions de ton « présentez-vous ». Pour l'école : ton parcours, le déclic pour la filière, ce que tu veux construire. Pour l'entreprise : qui tu es en trois phrases, pourquoi cette entreprise, ce que tu peux apporter dès les premières semaines. Même base, pas le même centre de gravité.
Confiance, assurance, arrogance : trouver le bon curseur
Les recruteurs se plaignent de deux profils opposés. Le candidat qui s'excuse d'exister, répond en trois mots et regarde la table. Et celui qui arrive trop sûr de lui, coupe la parole et parle salaire au bout de cinq minutes. Entre les deux, il y a une zone assez large. Le but est d'y rester.
L'assurance qui s'appuie sur des preuves
La confiance qui tient en entretien ne vient pas d'une posture ou d'une phrase répétée devant le miroir. Elle vient de ce que tu as à raconter.
Un candidat qui dit « je suis rigoureux » n'a rien prouvé. Un candidat qui dit « sur mon projet de site pour l'association de mon quartier, j'ai tenu un tableau des bugs et j'ai livré avec deux jours d'avance » a montré sa rigueur sans prononcer le mot. Il peut le dire calmement, parce que c'est vrai et qu'il connaît les détails. Si on lui pose une question de relance, il a la réponse.
C'est pour ça que la préparation compte plus que le mental. Si tu arrives avec quatre ou cinq situations concrètes prêtes à raconter, tu sais que tu auras quelque chose à dire quelle que soit la question. L'assurance suit.
Le piège du « trop détendu »
L'excès inverse existe et il se voit vite. Tutoyer le recruteur sans y avoir été invité, s'affaler sur la chaise, répondre « tranquille » quand on te demande comment tu gères la pression, parler de l'entreprise comme si tu y étais déjà. Ce n'est pas de la confiance en soi. C'est un manque de lecture de la situation, et c'est précisément ce que l'entreprise cherche à évaluer quand elle regarde ton attitude.
Le bon réglage : tu es là pour apprendre, tu le sais, et tu le dis sans te rabaisser. « Je n'ai jamais travaillé en équipe de dev, mais j'ai géré un projet à trois sur Discord et voici comment on s'est organisés. » Tu nommes la limite, tu enchaînes sur la preuve. Un recruteur préfère ça à une fausse maîtrise qu'il percera en deux questions.
Le stress en entretien : prouvé, conseillé, mythe
Tu stresses avant un entretien. Tout le monde. La question utile n'est pas « comment ne plus stresser » mais « est-ce que ça me coûte vraiment, et qu'est-ce qui marche pour le réduire ». Sur ce point, la recherche a des réponses assez nettes.
Ce que dit la recherche
Une méta-analyse internationale publiée en 2018 a regroupé des dizaines d'études sur l'anxiété en entretien. Résultat : les candidats les plus anxieux obtiennent en moyenne des évaluations un peu moins bonnes. L'effet est réel, mais modéré. Autrement dit, le stress pèse sur la note sans la décider. Un candidat stressé qui a de la matière à raconter bat un candidat détendu qui n'a rien préparé.
Ce qui gêne vraiment le recruteur, ce n'est pas ton stress intérieur, qu'il ne voit pas. Ce sont ses signes visibles : les réponses qui s'arrêtent trop tôt, le regard qui fuit, le débit qui s'emballe. Ces signes se travaillent. Ton rythme cardiaque, lui, n'intéresse personne.
Deux techniques qui tiennent
Avec une limite. Première technique : réévaluer le trac. Une étude américaine de 2014 a comparé des participants qui se disaient « je suis calme » avant une prise de parole stressante et d'autres qui se disaient « je suis excité ». Le second groupe a été jugé plus convaincant. L'explication : le stress et l'excitation produisent les mêmes signaux dans le corps (cœur qui bat, mains moites). Chercher à les faire disparaître échoue presque toujours. Les relire comme de l'énergie fonctionne mieux. Avant d'entrer, dis-toi que tu as hâte, pas que tu dois te calmer.
Deuxième technique : respirer en expirant long. Un essai randomisé mené à Stanford en 2023 a testé plusieurs exercices de respiration cinq minutes par jour. Le plus efficace sur l'humeur : deux inspirations par le nez, puis une longue expiration par la bouche, répétées pendant cinq minutes. Limite à connaître : l'étude a mesuré l'humeur au quotidien, pas la performance en entretien. On la cite pour ce qu'elle montre, pas plus. Mais cinq minutes par jour la semaine qui précède, c'est peu cher pour un effet mesuré.
Deux mythes à oublier
Le power posing : se tenir deux minutes dans une posture « de pouvoir » avant l'entretien pour changer ses hormones et sa confiance. L'idée vient d'une étude de 2010 devenue virale. Les tentatives de réplication, en 2015 et 2017, n'ont retrouvé aucun effet sur les hormones ni sur le comportement. Tu peux te tenir droit parce que c'est plus confortable. Ne compte pas dessus pour autre chose.
« 93 % de la communication est non verbale. » Le chiffre vient de travaux des années 1960 sur un cas très précis : comment on interprète les sentiments de quelqu'un quand ses mots et son ton se contredisent. L'auteur lui-même a répété que sa formule ne s'appliquait pas à la communication en général. En entretien, ce que tu dis compte. Beaucoup.
Le plan complet, jour par jour, de J-7 au jour J, avec les cinq techniques et leur niveau de preuve : Gérer son stress avant un entretien : 5 techniques testées, de J-7 au jour J.
Répondre sans réciter : la méthode STAR en version NEXA
Le recruteur te pose la question qui fait peur : « Donne-moi un exemple d'une situation où tu as dû résoudre un problème. » Deux réactions classiques. Soit tu réponds en général (« je suis quelqu'un qui aime résoudre des problèmes »), soit tu racontes tout dans le désordre et tu perds ton interlocuteur. La méthode STAR évite les deux.
Situation, Tâche, Action, Résultat
STAR est la grille que les recruteurs utilisent eux-mêmes pour structurer leurs entretiens. Quatre étapes, dans l'ordre :
le contexte, en une phrase. Où, quand, avec qui.
ce que tu devais faire, toi. Pas l'équipe, toi.
ce que tu as fait, concrètement, étape par étape.
ce qui en est sorti. Un chiffre si tu en as un, sinon un fait vérifiable.
Un exemple, construit pour illustrer : une étudiante en première année de développement web. Situation : « En cours, on devait livrer un site en groupe de quatre, et à une semaine de la fin, deux membres avaient lâché. » Tâche : « J'étais chargée de l'intégration, et il fallait quand même livrer. » Action : « J'ai listé ce qui restait, découpé en tâches d'une heure, et proposé à mon binôme restant qu'on se répartisse par page plutôt que par compétence. » Résultat : « On a livré à la date prévue, avec une page en moins que prévu, et on a eu 15. » Quatre-vingt-dix secondes, pas plus. Le recruteur a vu l'organisation, l'adaptation, la fiabilité et le travail en équipe. Quatre des cinq compétences de la liste France Travail, sans que tu les aies nommées.
Deux règles pour que ça marche. Parle au « je » : le recruteur recrute toi, pas ton groupe. Et termine toujours par le résultat, même quand il n'est pas glorieux. « On a rendu en retard mais le site fonctionnait » vaut mieux qu'une histoire qui s'arrête à l'action.
Transformer un projet perso en preuve
Tu n'as pas d'expérience professionnelle. Tu as autre chose : un dépôt GitHub, un notebook, un compte Instagram que tu as fait grossir pour un ami, un serveur que tu as sécurisé, un CTF terminé un dimanche. Tout ça est de la matière, à condition de la raconter comme une situation et non comme une ligne de CV.
Le réflexe à prendre : pour chaque projet, écris sa version STAR en cinq lignes. Ce que tu voulais faire, ce qui a bloqué, ce que tu as décidé, ce que tu as obtenu. Si tu n'as pas de résultat chiffré, dis ce qui a changé : « le site est en ligne et utilisé », « le script tourne tous les matins », « j'ai trouvé trois failles et corrigé deux ». Prépare quatre à six histoires de ce type. Elles couvriront la quasi-totalité des questions comportementales, et tu arriveras avec moins d'inconnu, donc moins de stress.
Pour t’entraîner avec des exemples concrets, retrouve notre guide Réussir son entretien d’alternance sans expérience.
Voix, regard, posture : les bases utiles (sans pseudo-science)
On a vu que la règle des 93 % est un mythe. Ça ne veut pas dire que le non verbal ne compte pas. Ça veut dire qu'il faut en garder ce qui sert vraiment et oublier le reste.
Sur trois points simples.
Le regard. Regarde la personne qui te parle, et quand tu réponds, alterne entre ses yeux et ses notes ou ton support. Fixer sans interruption est aussi gênant que fuir. Si tu as plusieurs interlocuteurs, adresse ta réponse à celui qui a posé la question, puis inclus les autres d'un regard.
La voix. Le stress accélère le débit. Ton outil le plus simple : la pause. Deux secondes de silence avant de répondre te donnent le temps de choisir ta première phrase, et le recruteur y lit de la réflexion, pas de l'hésitation. Si tu sens que tu t'emballes, termine ta phrase et respire avant la suivante. Personne ne t'en voudra.
La posture. Assieds-toi au fond de la chaise, pieds au sol, mains visibles. Pas pour envoyer un signal secret, simplement parce que cette position te laisse respirer et t'évite de gigoter. Ne croise pas les bras : pas parce que « ça ferme », mais parce que tu auras besoin de tes mains pour parler.
Ce qui n'a pas de preuve et que tu peux ignorer : les poses de pouvoir, les techniques de « synchronisation » qui consistent à copier les gestes du recruteur, la lecture des micro-expressions. Si un conseil te demande de penser à ton corps pendant que tu réponds, il te coûte de l'attention que tu devrais mettre dans ta réponse.
L'entretien en visio change la donne
Pour un alternant, la visio fait partie du parcours normal : premier échange en Teams, deuxième au campus, parfois tout à distance. Et elle n'est pas neutre. Une méta-analyse internationale de 2016, qui regroupe douze études, observe que les candidats évalués à distance obtiennent des notes plus basses qu'en face à face. Une étude de 2020 va dans le même sens. Une méta-analyse plus récente, publiée en 2026, ne retrouve pas d'écart significatif sur les notes, mais confirme un point : les candidats vivent moins bien l'entretien en visio. La cause la plus probable, c'est la perte du contact visuel. Tu regardes le visage du recruteur sur ton écran, donc jamais la caméra, donc jamais ses yeux. Et lui pareil.
Ton aura, en présentiel, tient à des choses que l'écran efface : ta présence dans la pièce, ton regard, l'énergie de ta voix, le fait que le recruteur n'a rien d'autre à regarder que toi. En visio, il a sa boîte mail à côté. La question devient : comment garder son attention quand tu n'es qu'une vignette ?
Trois gestes compensent l'essentiel. Regarde la caméra quand tu parles, pas ton image ni son visage : c'est le seul moyen qu'il se sente regardé. Parle un peu plus lentement et marque une seconde de pause avant d'enchaîner, parce que le décalage mange les débuts de phrase et transforme les échanges en interruptions. Et mets plus d'énergie dans ta voix que d'habitude, c'est un conseil de pro, non démontré, mais partagé par la plupart des recruteurs : l'écran en absorbe une partie, et une voix plate à distance s'entend comme de l'ennui.
Pour préparer ton prochain entretien à distance, consulte aussi notre guide Entretien en visio : convaincre derrière l’écran.
Ton plan d'entraînement de J-7 à J+1
Version courte. Chaque étape reprend un point vu plus haut, le plan détaillé est dans le guide sur le stress.
Ce qu'un recruteur n'a pas le droit de te demander
Avoir confiance en soi en entretien, c'est aussi savoir où s'arrête ce qu'on peut exiger de toi. Le baromètre 2021 du Défenseur des droits, consacré aux jeunes et à l'emploi, donne un chiffre à connaître : 54 % des jeunes de 18 à 34 ans ont déjà fait l'objet de propos déplacés ou de remarques désobligeantes lors d'un entretien d'embauche. Ce n'est pas rare, et ce n'est pas normal.
La loi interdit à un recruteur de fonder sa décision sur plus de vingt critères, dont ton origine, ton sexe, ton âge, ta situation de famille, une grossesse, ton état de santé, un handicap, ta religion, ton orientation sexuelle, ton lieu de résidence ou ton apparence. Les questions qui s'y rapportent n'ont pas leur place dans l'entretien. « Tu comptes avoir des enfants bientôt ? », « Tu viens d'où, à l'origine ? », « Tu es en bonne santé ? » : tu peux refuser d'y répondre.
Comment faire sans casser l'échange. Une formule simple suffit : « Je préfère rester sur ce qui concerne le poste. » Puis tu reviens toi-même à une question utile : « Vous me demandiez comment je m'organise, je peux vous donner un exemple. » Un recruteur maladroit se reprendra. Un recruteur qui insiste t'a donné une information précieuse sur l'entreprise.
Si tu penses avoir été victime d'une discrimination à l'embauche, tu peux contacter le Défenseur des droits au 39 28 ou sur antidiscriminations.fr. C'est gratuit et confidentiel. Et tu peux en parler à ton campus : la team Relations Entreprises a besoin de savoir comment les entreprises partenaires se comportent avec les étudiants.
Tu n'es pas seul pour chercher ton alternance
Tout ce qui précède se travaille. Voici ce que NEXA met en place pour que tu ne t'entraînes pas dans ton coin :


- Career Launch : une journée intensive à chaque rentrée, en présentiel, avec les bases de la recherche, la refonte de ton CV, la refonte de ton profil LinkedIn et un coaching sur la préparation d'entretien.
- NexMentor : l'application qui te guide sur mesure pour postuler et saisir des opportunités.
- Des points réguliers avec la team Relations Entreprises de ton campus.
- Des envois réguliers d'offres d'alternance.
- Une masterclass sur l'usage de l'IA dans ta recherche, avec les astuces et tendances du moment.
Tu n'es pas encore étudiant NEXA ? Découvre les modalités d'admission.
FAQ
Comment avoir confiance en soi en entretien quand on n'a pas d'expérience ?
En changeant ce que tu cherches à prouver. Les employeurs placent les compétences comportementales avant la technique (France Travail, 2018), et tes projets de cours ou perso suffisent à les démontrer. Prépare quatre à six situations en version STAR. La confiance vient de savoir que tu as une réponse à toute question.
Faut-il apprendre ses réponses par cœur ?
Non. Une réponse récitée s'entend, et la première question de relance la fait tomber. Apprends tes histoires, pas tes phrases : la situation, ce que tu as fait, le résultat. Les mots viendront différemment à chaque fois, et c'est très bien.
Le langage corporel compte-t-il vraiment ?
Oui, mais beaucoup moins que ce qu'on te raconte. La règle des 93 % est un mythe, le power posing n'a aucun effet démontré. Garde trois bases : regarde ton interlocuteur, prends une pause avant de répondre, assieds-toi de façon à respirer. Et mets ton attention dans tes réponses.
Combien d'entretiens faut-il pour trouver une alternance ?
Plus que tu ne l'imagines, et c'est normal. Selon l'Apec (mars 2025), 47 % des alternants à bac +3 et plus ont envoyé au moins 20 candidatures, et 67 % ont trouvé leur recherche difficile. Un refus n'est pas un verdict sur toi. C'est une occasion de noter la question qui t'a surpris et de préparer l'histoire qui manquait.
Un recruteur peut-il me demander mon origine ou si je veux des enfants ?
Non. Ces questions portent sur des critères de discrimination interdits par la loi. Tu peux refuser d'y répondre et ramener l'échange sur le poste. Si ça se reproduit ou si tu penses avoir été écarté pour cette raison, le Défenseur des droits peut t'aider.
Porter ton nom, pas un rôle
Dans une battle d'aura, personne ne gagne en restant immobile à attendre que l'autre craque. Les gens qui tiennent sont ceux qui se sont entraînés, qui savent ce qu'ils valent et qui n'ont pas besoin de le dire trop fort. L'entretien, c'est pareil, en silence et sans public. Ton aura ne se pose pas sur toi le jour J. Elle se farme : une histoire préparée, une respiration, une simulation, une question posée au bon moment.
Et c'est le premier endroit où tu portes ton nom. Pas celui de ton école, pas celui de ton diplôme : le tien, avec tes projets et ta façon de les raconter.
On ne te prépare pas à porter un nom d'école. On te prépare à porter le tien.






.png)