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Cyberattaque : Combien de jours pouvez-vous tenir ?
Publié le
27 Jul 2026
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Une cyberattaque ne coûte pas seulement de l'argent. Elle peut arrêter votre activité pendant plusieurs jours. Voici comment préparer la continuité d'activité de votre entreprise avant qu'il ne soit trop tard.
Vous avez un antivirus.
Vous avez des sauvegardes.
Peut-être même un firewall et une double authentification.
Très bien.
Mais posons la question autrement. Si demain matin, en arrivant, plus rien ne démarre : pas d'ERP, pas de messagerie, pas de facturation, pas d'accès aux dossiers clients.
Combien de jours votre entreprise peut-elle tenir ?
Une semaine ? Trois jours ? Une matinée ?
À partir du moment où vous vous posez cette question, le sujet n'est plus informatique. C'est une question de continuité d'activité. Elle ne concerne plus seulement le DSI ou le prestataire d'infogérance : elle concerne le dirigeant, le DAF, le DRH, le responsable de production et le directeur commercial.
Si vous voulez aller directement à la partie recrutement, rendez-vous dès maintenant sur notre page dédiée aux entreprises.
À retenir
- 81 % des entreprises touchées voient leur activité perturbée.
- 128 rançongiciels suivis par l'ANSSI en 2025.
- 53 % des victimes retrouvent leur activité en moins d'une semaine.
- 1,7 M$ de coût moyen de remise en état, hors rançon.
Une cyberattaque ne bloque pas seulement vos ordinateurs
Quand un système d'information s'arrête, ce ne sont pas des machines qui s'arrêtent. Ce sont des fonctions vitales.
Les ventes : plus de CRM, plus de devis, plus de prise de commande. La facturation : plus d'encaissement. La trésorerie se tend en quelques jours. La production et la logistique : plus d'ordonnancement, parfois des lignes à l'arrêt. Les RH : plus de gestion des temps, et parfois un doute sur la paie du mois. Le service client : des clients qui appellent sans que personne ne puisse répondre.
Ajoutez-y les obligations qui, elles, ne s'arrêtent pas : notification à la CNIL sous 72 heures, information des clients concernés, réponse aux partenaires, parfois une exposition médiatique.
La bonne question n'est donc pas « suis-je protégé ? » mais « combien de temps puis-je fonctionner en mode dégradé, et à quel coût ? »
Le vrai coût n'est pas la rançon. C'est l'arrêt.
Dans l'imaginaire collectif, une cyberattaque coûte le montant de la rançon.
Dans la réalité comptable, la rançon est la partie la plus visible et la moins déterminante. Le coût réel se répartit ailleurs.
Perte d'exploitation : chiffre d'affaires non réalisé pendant l'arrêt. Reconstruction : remise en service des serveurs, postes et applications. Surcoûts humains : heures supplémentaires, intérim, saisie manuelle, rattrapage. Prestataires de crise : réponse à incident, forensic, conseil juridique. Coûts commerciaux : pénalités de retard, clients perdus, appels d'offres manqués. Coûts d'image : confiance des clients, des partenaires, des candidats.
L'exercice à faire ce trimestre : calculez le coût d'une heure d'arrêt total. Chiffre d'affaires annuel divisé par le nombre d'heures travaillées, multiplié par le nombre d'heures d'indisponibilité probable. Ce chiffre unique transforme un sujet technique en décision de direction.
Pourquoi les rançongiciels paralysent encore autant d'entreprises
L'intrusion. L'attaquant entre par un accès distant mal protégé, un identifiant volé ou une faille non corrigée. Un e-mail frauduleux suffit parfois : c'est le sujet de notre article sur comment reconnaître une tentative de phishing en entreprise.
La discrétion. Il ne chiffre pas tout de suite. Il observe, identifie les serveurs critiques et repère vos sauvegardes. Cette phase se compte en jours.
Le chiffrement. Souvent la nuit, le week-end ou pendant les vacances, quand l'équipe informatique est réduite.
La double extorsion. Vos données ont été copiées avant d'être chiffrées. Même en restaurant tout, il menace de les publier. Payer ne garantit plus rien.
La reprise. La phase la plus longue et la plus sous-estimée : vérifier que l'attaquant n'est plus présent, reconstruire, revalider chaque application, ressaisir ce qui a été perdu.
C'est là que se joue la différence entre trois jours d'arrêt et trois semaines.
Les trois piliers d'une reprise rapide
Pilier 1 : des sauvegardes réellement testées
Avoir des sauvegardes ne sert à rien. Pouvoir les restaurer, oui.
La règle 3-2-1 : trois copies, sur deux supports, dont une hors site et déconnectée.
Les quatre questions à poser à votre DSI : quand avons-nous restauré un serveur complet pour de vrai ? Combien de temps cela a-t-il pris ? Une copie est-elle vraiment hors ligne ? Les sauvegardes utilisent-elles les mêmes comptes d'administration que le reste ?
Le piège : un NAS branché en permanence sur le réseau est chiffré en même temps que les serveurs. La sauvegarde existait. Elle n'a servi à rien.
Pilier 2 : des correctifs appliqués dans un délai maîtrisé
Les failles exploitées le jour même de leur publication sont devenues la norme.
La routine minimale : un inventaire de ce qui est exposé sur Internet, un délai cible de 72 heures pour les failles critiques, une personne nommément responsable, une trace écrite.
Le piège : entre l'entreprise qui corrige en trois jours et celle qui corrige en six mois, il n'y a pas de différence de budget. Il y a une différence d'organisation.
Pilier 3 : un plan de reprise écrit et testé
Le PRA répond à une seule question : dans quel ordre remet-on l'entreprise debout ?
Le RTO : en combien de temps une application doit-elle revenir ? Le RPO : combien de données peut-on accepter de perdre ?
Un PRA utile tient sur quelques pages : applications critiques par priorité, RTO et RPO, contacts de crise, mode dégradé, scénario de restauration pas à pas.
Le piège : un PRA stocké uniquement sur le serveur chiffré ne vous servira à rien. Il doit exister en version papier ou hors ligne.
À mettre en œuvre dès cette semaine
Vérifier la date du dernier test de restauration. Une date précise, et la durée réelle constatée. Calculer le coût d'une heure d'arrêt. Un seul chiffre, qui change la nature de la conversation en comité de direction. Identifier les trois applications critiques sans lesquelles l'activité s'arrête.
Les 5 questions que tout dirigeant devrait se poser
À poser en comité de direction, pas en réunion informatique.
Combien de jours pouvons-nous fonctionner sans système d'information ? Si personne ne sait répondre, c'est déjà une réponse.
Quand avons-nous restauré une sauvegarde complète pour la dernière fois ? Une date, pas une intention.
Qui décide, et qui parle, dans les six premières heures ? Qui coupe le réseau, appelle l'assureur, informe les clients, porte plainte.
Que se passe-t-il si l'attaque touche un fournisseur critique ? Paie, ERP, transport, cloud métier.
Notre assurance couvre-t-elle la perte d'exploitation, et à quelles conditions ? La plupart des polices cyber exigent des mesures de sécurité précises pour s'appliquer.
Si vous n'avez de réponse claire qu'à deux de ces cinq questions, vous avez déjà votre feuille de route.
Ce que font les entreprises les plus résilientes
Elles ne cherchent pas à éviter toutes les attaques. Elles savent que c'est impossible.
Elles s'entraînent à reprendre leur activité rapidement.
Elles s'entraînent. Un exercice de crise par an. Deux heures, une salle, un scénario : il est 7 heures, rien ne démarre. Un exercice révèle en une matinée ce qu'un audit met des semaines à documenter.
Elles écrivent. Les procédures ne sont pas dans la tête d'une seule personne, qui sera peut-être en congés le jour J.
Elles mesurent. Délai de restauration réel, délai d'application des correctifs, taux de collaborateurs formés au phishing.
Elles encadrent aussi les usages numériques qui échappent à la DSI, à commencer par le Shadow IA en entreprise, jugé risqué par 75 % des responsables cybersécurité interrogés par le CESIN.
Aucune de ces habitudes ne demande un budget considérable. Toutes demandent du temps et quelqu'un pour s'en occuper.
Quel rôle peut jouer un alternant en cybersécurité ?
C'est précisément là qu'un profil en alternance devient pertinent.
La plupart des dirigeants ne manquent pas d'idées sur ce qu'il faudrait faire. Ils manquent de temps disponible. Structurer une préparation à la crise est un travail de fond, régulier, documentaire, qui ne rentre jamais dans l'agenda d'une équipe déjà en tension.
Un alternant en cybersécurité peut prendre en charge, sous supervision :
tester les sauvegardes et documenter chaque restauration, avec les durées réelles ; cartographier les systèmes critiques : applications, serveurs, dépendances, fournisseurs ; rédiger et maintenir le PRA, à jour à chaque changement d'infrastructure ; suivre les vulnérabilités et alimenter un tableau de bord des correctifs ; préparer et animer les exercices de crise, puis rédiger le plan d'action ; sensibiliser les équipes : phishing simulé, mémos courts, sessions de 30 minutes par service.
Ces missions ne remplacent pas un RSSI ou un prestataire : elles créent la matière sur laquelle ceux-ci s'appuient. Et le rythme de l'alternance impose naturellement une régularité que les projets internes perdent souvent en cours de route.
Quel niveau recruter selon vos besoins ?
Selon vos besoins : le BTS Services Informatiques aux Organisations pour le support et l'exploitation, le Bachelor Cybersécurité pour l'administration réseau et les tests de sauvegarde, le Mastère Cybersécurité pour le PRA et les exercices de crise, le Mastère DPO & Risk Management pour la conformité RGPD, NIS2 et la gestion des tiers.
Les fiches métiers de la filière cybersécurité vous aideront à cadrer l'intitulé du poste et les missions confiées.
Chez NEXA
Nos étudiants en cybersécurité ne découvrent pas ces sujets en entreprise. Ils les travaillent en formation, sur des cas concrets : simulations d'incident, exercices de crise, projets réels menés en équipe avec livrables et contraintes de temps, format NexChamp en situation d'entreprise, et un accompagnement structuré tout au long de l'alternance.
Le résultat : un alternant qui, dès les premières semaines, sait ce qu'est un RTO, pourquoi on teste une sauvegarde, et comment documenter une procédure pour qu'elle soit utilisable un jour de crise.
Nos campus de Paris, Lyon et Lille accueillent la filière, et notre offre à distance permet de recruter partout en France.
Pourquoi les entreprises nous choisissent : plus de 1 200 entreprises partenaires, 92 % d'insertion professionnelle, plus de 30 ans d'expérience, une équipe Relations Entreprises qui gère la présélection et l'administratif, et un financement aidé pouvant atteindre 6 000 € d'aide à l'embauche selon votre situation.
Si votre entreprise s'arrêtait demain matin, qui piloterait la reprise ?
Si la réponse n'est pas évidente, c'est probablement le bon moment pour commencer à préparer votre continuité d'activité.
Nos équipes Relations Entreprises vous accompagnent pour identifier le profil adapté à vos enjeux.
Échanger avec un conseiller entreprise 20 minutes, sans engagement, pour cadrer les missions et le profil.
Télécharger la brochure entreprise formations, rythmes d'alternance, accompagnement et financement.
Foire aux questions
Formations en alternance digitale, démarches, critères d’admission, vie étudiante, campus, financement… Retrouve ici toutes les informations essentielles pour intégrer Nexa Digital School.
Quelle différence entre un PCA et un PRA ?
Le PCA (Plan de Continuité d’Activité) organise le fonctionnement pendant la crise, y compris en mode dégradé. Le PRA (Plan de Reprise d’Activité) organise le retour à la normale : dans quel ordre et en combien de temps les systèmes reviennent. Les deux sont complémentaires, et le PRA est en général le premier à construire.
Faut-il payer la rançon en cas de ransomware ?
Les autorités françaises le déconseillent fermement. Payer ne garantit ni la restitution complète des données, ni l'absence de publication, ni l'absence d'une seconde attaque, et finance directement l'écosystème criminel. La seule position solide se prépare avant.
Une PME de 20 salariés est-elle vraiment concernée ?
Oui. La majorité des attaques ne sont pas ciblées : elles exploitent automatiquement des failles connues. Et une PME est souvent le maillon par lequel un attaquant remonte vers un client plus important, une préoccupation croissante des grands donneurs d'ordre.
Combien de temps faut-il pour un premier niveau de préparation ?
Un plan de 90 jours est réaliste : mois 1, cartographier les applications critiques et calculer le coût d'une heure d'arrêt ; mois 2, tester une restauration complète et écrire le PRA ; mois 3, organiser un exercice de crise. C'est exactement le périmètre d'une mission d'alternance de début de parcours.
Mon prestataire informatique ne s'en occupe-t-il pas déjà ?
Il gère probablement la sauvegarde technique. La continuité d'activité suppose des arbitrages que seule l'entreprise peut faire : quelles applications sont vraiment critiques, quelle perte de données est acceptable, qui décide quoi. Ces décisions ne se sous-traitent pas.
Combien coûte un alternant en cybersécurité ?
Le salaire est calculé en pourcentage du SMIC selon l'âge et le niveau de diplôme, avec exonération de charges. La formation est financée en partie par votre OPCO, avec une aide à l'embauche pouvant atteindre 6 000 € selon votre situation.



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