Formation cybersécurité : il observe les hackers depuis 1989 

Publié le
06 Nov 2026
Auteur
Photo Damien Bancal
Damien Bancal
Formateur Cybersécurité chez Nexa Digital School
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Formation cybersécurité : il observe les hackers depuis 1989 

À retenir en 5 points :

  • Un formateur issu du terrain : Damien Bancal suit la cybersécurité depuis 1989, a fondé ZATAZ et est Lieutenant-Colonel de la réserve citoyenne Cyberdéfense de la Gendarmerie nationale.
  • Une approche progressive : les réflexes cyber s'acquièrent dès le Bachelor, sans devoir déjà maîtriser le code.
  • Des cas réels en cours : fuites de données, OSINT, ingénierie sociale, les étudiants travaillent sur l'actualité cyber.
  • Un cadre éthique clair : comprendre une attaque pour mieux protéger, jamais pour nuire.
  • Des profils prêts pour l'entreprise : méthode, travail d'équipe et sens des responsabilités, développés en alternance.

Tout commence par une question : « Comment ça marche ? »

Damien Bancal a 14 ans. Il vit en Auvergne quand il entend un homme crier dans une cabine téléphonique. Inquiet, il s'approche pour l'aider.

L'homme va très bien. Il lui explique le phreaking, le piratage des lignes téléphoniques : en criant dans le combiné, il fait tomber la cabine en panne, puis téléphone gratuitement.

Damien rêve déjà d'être journaliste. Six mois plus tard, il écrit son premier article sur le sujet. Il ne le quittera plus : il suit la cybersécurité depuis 1989 et fonde ZATAZ, un média consacré aux cyberattaques, aux fuites de données et aux nouvelles menaces numériques.

Pendant plus de 35 ans, il observe les méthodes des attaquants. Avec ZATAZ, il crée un protocole d'alerte : des internautes lui signalent des données exposées, il ne les exploite pas et les transmet à qui de droit, dont l'ANSSI. Selon lui, plus de 100 000 entreprises ont ainsi été alertées. 

Son rôle n'est pas d'attaquer. Il est de prévenir.

Cet engagement va jusqu'au service de l'État. Damien Bancal est Lieutenant-Colonel de la réserve citoyenne au sein du groupe Cyberdéfense de la Gendarmerie nationale. Il intervient aussi comme formateur en cybersécurité et en cyberintelligence.

Aujourd'hui, c'est sur le campus NEXA de Lille qu'il transmet cette expérience.

De journaliste à formateur en cybersécurité : le parcours de Damien Bancal 

Ce qui relie chaque étape du parcours de Damien Bancal, c'est la curiosité.

Comprendre comment fonctionne un système. Chercher ce qui se cache derrière une technologie. Se demander ce qu'un attaquant pourrait en faire.

Mais en cybersécurité, la curiosité seule peut être dangereuse.

Elle doit toujours être accompagnée d'une deuxième qualité : la responsabilité.

Comprendre comment contourner un système ne signifie pas que l'on a le droit de le faire. C'est précisément cette frontière que les étudiants apprennent à identifier.

Chez NEXA, ce réflexe s'installe dès le Bachelor Cybersécurité. Pas besoin d'être déjà un as du code. Les étudiants apprennent d'abord à repérer une anomalie, à reconnaître une information sensible, à se demander ce qu'un attaquant pourrait en tirer.

La technique viendra. Les bons réflexes, eux, se prennent tôt.

« On pense faire juste pour le fun, juste pour aider. Il faut quand même se mettre des barrières intellectuelles. Non, je ne peux pas faire tout et n'importe quoi. » Damien Bancal, formateur cybersécurité chez NEXA Lille

Quand l'actualité cyber entre dans la salle de cours

En cybersécurité, les exemples vieillissent vite. Une fuite de données apparaît le matin. Une campagne de phishing change de forme en quelques jours.

Damien Bancal le dit lui-même : il vit la cybersécurité « nuit et jour ». Grâce à sa veille quotidienne pour ZATAZ, il suit cette actualité de l'intérieur. Et il l'apporte en cours.

Une fuite de données récente devient alors un cas d'étude :

  1. Comment l'information a-t-elle été exposée ?
  2. Qui pourrait l'exploiter, et comment ?
  3. Comment prévenir l'organisation concernée ?
  4. Quelle aurait été la bonne réaction ?

La cybersécurité cesse d'être une matière à apprendre par cœur. Elle devient une façon de raisonner.

Il part aussi du vécu de ses étudiants : leurs entreprises, leurs premières missions en alternance deviennent matière à cours. Dès la première séance, il leur annonce la couleur.

" Vous êtes déjà la moitié d'un professionnel." Damien Bancal

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Son conseil : faire sa propre revue de presse cyber, autour de son entreprise.

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Si vous nele faites pas, ne vous inquiétez pas :les pirates vont le faire pour vous." Damien Bancal

Pour une entreprise, cette approche change beaucoup de choses. L'étudiant n'arrive pas avec seulement des définitions apprises en cours. Il a déjà l'habitude de questionner une situation, de vérifier une information et de chercher à comprendre avant d'agir.

Avant de chercher une faille, apprendre à observer

Une adresse email. Un profil sur un réseau social. Une photo. Un document publié par erreur.

Pris séparément, ces éléments semblent anodins. Mis bout à bout, ils peuvent révéler énormément de choses sur une personne ou une entreprise.

C'est le principe de l'OSINT (Open Source Intelligence) : rechercher et recouper des informations accessibles publiquement. C'est souvent par là que commence une cyberattaque.

Pour Damien Bancal, rien de nouveau sous le soleil. Ulysse, déjà, observait son environnement avant d'attaquer Troie.

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"Aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple : le cheval de bois s'appelle moteur de recherche." Damien Bancal

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Cette démarche prolonge naturellement son métier de journaliste. Il la transmet autour de trois gestes simples : chercher, vérifier, recouper.

Avant même d'utiliser un outil technique, il faut savoir observer.

En entreprise, cette compétence permet notamment d'identifier ce qu'une organisation expose involontairement en ligne.

La faille la plus difficile à corriger n'est pas toujours technique

Les outils de sécurité progressent chaque année. Pourtant, un constat ne change pas : l'être humain reste une cible privilégiée.

Un message crédible. Un faux collègue. Un sentiment d'urgence. Une question posée au bon moment.

Il n'en faut parfois pas plus. C'est ce que l'on appelle l'ingénierie sociale.

C'est la grande spécialité de Damien Bancal. Il a récemment remporté au Québec une compétition d'ingénierie sociale : convaincre un inconnu, au téléphone, de lui donner ses accès à distance. Sa méthode ? Collecter des informations publiques, puis se présenter comme un ancien camarade de promotion. 

En cours, il piège même ses étudiants dès le tour de table : noms, postes, employeurs, chacun livre spontanément des informations précieuses. La leçon est immédiate.

Le but n'est pas de reproduire ces techniques. C'est de savoir les reconnaître, et d'aider les autres à s'en protéger.

Car un professionnel de la cybersécurité ne protège pas seulement des systèmes. Il sait aussi sensibiliser les équipes qui les utilisent chaque jour.

Penser comme un attaquant, agir comme un professionnel

C'est le grand paradoxe du métier. Pour bien défendre un système, il faut comprendre comment on pourrait l'attaquer.

Mais où s'arrête la curiosité ? À quel moment un test devient-il une intrusion ? Que faire face à une donnée exposée ? Qui prévenir ?

Ces questions, les étudiants apprennent à se les poser très tôt.

Former à la cybersécurité, ce n'est donc pas seulement transmettre des techniques. C'est aussi transmettre un cadre juridique, professionnel et éthique.

Damien Bancal pose ce cadre dès la première minute. Son cours consiste, résume-t-il, à « se mettre dans la peau d'un pirate pour mieux s'en défendre ». Mais dans son cours sur le dark web, les 15 premières minutes sont consacrées à l'éthique et à la loi.

« Le numérique, aujourd'hui, qu'on le veuille ou non : certaines actions font tomber d'entrée de jeu dans le pénal. » Damien Bancal

Rien que consulter une fuite de données trouvée par hasard peut poser problème : l'entreprise concernée ne sait pas à qui elle a affaire. D'où sa règle : on signale, on n'exploite jamais.

L'objectif n'est pas de former des jeunes qui « savent attaquer ». C'est de former des professionnels qui comprennent une attaque pour mieux protéger.

Dans la vraie vie, la cybersécurité ne se pratique pas seul 

L'image du hacker seul dans une pièce sombre fonctionne bien au cinéma. Beaucoup moins en entreprise.

Au quotidien, un professionnel de la cybersécurité travaille avec des développeurs, des administrateurs systèmes, des juristes, des dirigeants. Il doit savoir expliquer un risque à quelqu'un qui ne parle pas le même langage.

Chez NEXA, quatre filières se côtoient : Cybersécurité, IA & Data, Développement Web et Marketing Digital. Les étudiants en cyber construisent d'abord leur spécialité. Puis ils la mettent au service de projets menés avec des étudiants d'autres métiers, comme ils le feront en entreprise.

Un bon professionnel de la cyber n'est pas seulement celui qui trouve une faille. C'est aussi celui qui sait l'expliquer et aider les autres à réagir.

En cours, Damien Bancal pousse aussi ses étudiants à prendre la parole : les TP sont présentés à l'oral, devant toute la classe. De septembre à juin, il voit des groupes aux profils très différents devenir, selon ses mots, « une famille » qui s'entraide.

Et puis vient le moment de se confronter au terrain

À Lille, la cybersécurité vit toute l'année, avec notamment le Forum InCyber et la European Cyber Cup (EC2).

Des étudiants NEXA ont participé à l'EC2. Face à des équipes venues d'horizons variés, connaître une définition ne suffit plus.

Il faut chercher. Tester. Se répartir les rôles. Gérer le temps. Et accepter de se tromper avant de trouver.

C'est dans ces moments que des connaissances deviennent des compétences.

En entreprise, savoir faire ne suffit pas

Vient ensuite l'alternance. Et avec elle, la réalité.

Modifier une configuration, scanner une infrastructure, manipuler des données sensibles : en entreprise, chaque action a des conséquences.

Être opérationnel ne signifie donc pas « tout savoir faire seul ». Cela veut dire documenter ses actions, poser les bonnes questions, respecter les procédures et demander une validation quand il le faut.

Pour Damien Bancal, la posture fait partie du métier.

Humilité, écoute et méthode comptent autant que la technique.

C'est exactement ce que recherche une entreprise qui accueille un jeune profil : quelqu'un qui apprend vite, et qui mesure la responsabilité liée à la cybersécurité.

L'alternance permet cette progression. L'étudiant consolide ses acquis à l'école, les applique en entreprise sous la responsabilité d'un tuteur, et gagne en autonomie au fil des mois. Pour trouver son entreprise, il s'appuie sur l'accompagnement alternance NEXA.

Alors, quel professionnel veut-on former ?

Au fond, tout ce parcours raconte la même chose.

La cybersécurité ne repose pas seulement sur des outils. Elle repose sur une manière de réfléchir : observer avant d'agir, comprendre avant de tester, vérifier avant de conclure, alerter quand un risque apparaît.

C'est cette culture que Damien Bancal transmet aux étudiants de NEXA. Une culture où la technique est indispensable, mais où la curiosité, l'éthique et l'esprit d'équipe font la différence.

Lui-même préfère d'ailleurs éviter le mot « hacker ».

Des professionnels qui alertent, protègent et éduquent. Les héros discrets d'une entreprise, comme le pompier ou l'enseignant le sont ailleurs.

Et chez NEXA, cette progression s'inscrit dans un accompagnement de proximité : équipes pédagogiques et formateurs suivent l'évolution de chaque étudiant tout au long du parcours.

Et vous, par où commencer ?

Vous êtes parent ?

Votre enfant s'intéresse au hacking ou à la cybersécurité ? Chez NEXA, cette curiosité est encadrée et transformée en compétences professionnelles : progression dès le Bachelor, cadre éthique enseigné dès les premiers cours, formateurs issus du terrain et parcours en alternance. Les compétences cyber sont aujourd'hui recherchées dans de nombreux secteurs.

Découvrir la formation Cybersécurité

Pour aller plus loin : télécharger la brochure ou venir à une journée portes ouvertes.

Vous êtes une entreprise ?

Accueillir un alternant en cybersécurité, c'est former un futur professionnel à vos outils et à votre culture, tout en renforçant votre sécurité. Les équipes NEXA vous accompagnent du recrutement jusqu'au suivi de l'alternance.

Rencontrer nos alternants cyber

Voir aussi : nos entreprises partenaires.

Vous êtes un professionnel du secteur ?

Vous êtes expert en cybersécurité et vous avez envie de transmettre ? Chez Nexa, les professionnels du terrain participent directement à la formation de la nouvelle génération. 

Transmettre votre expertise chez NEXA 

Foire aux questions

Formations en alternance digitale, démarches, critères d’admission, vie étudiante, campus, financement… Retrouve ici toutes les informations essentielles pour intégrer Nexa Digital School.

Faut-il déjà savoir coder pour se former en cybersécurité chez NEXA ?

Non. Les bases techniques s'acquièrent progressivement dès le Bachelor. Au départ, ce qui compte, c'est la curiosité, la rigueur et l'envie de comprendre. Le détail est sur la page modalités d'admission.

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Apprendre le hacking est-il légal ?

Oui, dans un cadre défini. Les étudiants apprennent comment fonctionnent les attaques pour mieux protéger, en respectant les règles juridiques et éthiques du métier. Tester un système sans autorisation reste interdit.

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À partir de quand les étudiants travaillent-ils sur des sujets cyber concrets ?

Dès le Bachelor. Ils développent d'abord des réflexes, comme repérer une anomalie ou identifier une information sensible, puis travaillent sur des cas tirés de l'actualité cyber.

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Quel est le rythme de l'alternance ?

En Bachelor Cybersécurité, le rythme est de 3 semaines en entreprise pour 1 semaine à l'école, avec un tuteur côté entreprise. 

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Combien coûte un alternant cyber pour une entreprise ?

Le coût dépend notamment de l'âge de l'alternant, de son niveau de formation et des aides à l'embauche en vigueur. Toutes les informations sont sur l'espace entreprise NEXA.

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Quels métiers peut-on viser après une formation en cybersécurité ?

Le Bachelor Cybersécurité prépare notamment aux métiers d'administrateur réseaux et sécurité, de technicien cybersécurité ou d'analyste SOC junior. Il ouvre aussi la voie au Mastère Cybersécurité. Retrouvez tous les métiers de la cybersécurité. 

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